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A Toulouse, La Coopérative de l'Immobilier veut faciliter le logement de tous

Née début 2017 de la volonté d'entrepreneurs sociaux (voir la photo) soutenus par des bailleurs privées, " La Coopérative de l'Immobilier " est une agence immobilière d'un type nouveau, imaginée comme son nom l'indique sous la force d'une coopérative de propriétaire.

"Ici, les propriétaires bailleurs qui déposent leurs annonces sont des associés et non des clients" souligne Vincent Borrel, l'un des initiateurs de ce projet et désormais président de la structure. Il s'agit ainsi d'une société coopérative d'intéret collectif, répondant aussi à l'intérêt social qui est l'une des composantes, mais pas la seule, de ce projet. "Ce groupement permet de mutualiser les protections des impayés de loyers-dégradations et de faire bénéficier directement aux associés les négociations avec les prestataires : un mandat de gestion unique intègrera la protection des impayés de loyers, fixée pour l'heure à 8,5% du loyer" explique-t-il. Des discussions avec plusieurs assureurs sont engagées et le travail avec Ovalie Assurances est déjà en cours...

Mise en relation et garanties pour les propriétaires bailleurs

Dans ses modalités, l'accès à la coopérative s'effectue sur la base d'achat, lors du dépôt d'un mandat, de parts sociales (20 euros la part). Cette part sociale ouvre le droit à l'ensemble des services proposés par la coopérative et permet également l'accès à son assemblée générale et aux documents de gestion. Ensuite, la coopérative immobilière met en relation le bailleur avec des locataires potentiels. "Le taux d'effort maximum demandé aux locataires potentiels est pour l'heure de 37% du montant du loyer, mais nous souhaitons, sur le modèle de la GRL, le porter à 50%, après négociation avec les assureurs sur le niveau de risque" précise Vincent Borrel. Et de souligner qu’à Toulouse, où le taux de vacance des logements va croissant avant l’été (6 000 lots devraient être vacants au mois de mai), abaisser le niveau d’exigence des propriétaires tout en leur assurant le paiement des loyers est une solution qui ne devrait pas manquer de séduire : " il apparait évident qu’attendre le locataire gagnant 3 à 4 fois le prix du loyer est aujourd’hui une source de perte pour les propriétaires. Il y a fort à parier que compte tenu des taux ; il est lui-même devenu propriétaire " ajoute Vincent Borrel.

Une garantie originale pour les propriétaires bailleurs

Un dispositif qui n’est, en effet, pas sans rappeler celui de la GRL initié par Jean-Luc Berho, d’ailleurs partie prenante de cette initiative toulousaine puisqu’il en est désormais le président du conseil. " Ce que nous empruntons à la GRL, c’est le calcul bénéfices/risques et la méthode : on sait que l’on peut épurer 90 % des contentieux en amont, par une médiation. " Nous reproduisons le modèle de la GRL, mais sur un territoire local et dans la proximité avec les propriétaires " souligne Vincent Borrel.

Bientôt, une action aussi en matière de transactions

L’objectif de la coopérative est d’enregistrer, en 2017, entre 60 et 80 mandats et d’accroître, chaque année, ce nombre de 50 lots supplémentaires. Mais La Coopérative ne s’arrêtera pas à la location, et interviendra aussi en matière de transactions. Parmi les biens mis en vente, ceux proposés par des bailleurs individuels, mais aussi ceux mis en vente par des promoteurs qui ne disposent pas de bureau de vente. La structure compte pour l’heure une salariée, mais une force de vente sera bientôt créée. A noter que ce projet a reçu le soutien de la Fondation Vinci.